Landmark 8
Château de Wernigerode®
Château de Wernigerode®
En surplomb de la ville aux mille couleurs du Harz Le château de Wernigerode® ( 1 )
Le château de Wernigerode, digne d'un conte
de fée, se situe sur un piton rocheux du mont
Agnesberg ; on y a une vue imprenable sur la
ville, ses maisons à colombages, le massif du
Brocken-Hohne et les contreforts du Harz.
Bien qu'étant, à l'origine, une forteresse
médiévale érigée pour protéger la route des
empereurs allemands lors de leurs parties de
chasse dans le Harz, le château se montre
désormais sous un nouvel aspect.
Après les importants ravages de la Guerre de
Trente Ans (1618-1648), la transformation de
la forteresse en résidence baroque débuta à
l'époque du Comte ERNEST DE STOLBERGWERNIGERODE
(1716-1778). L'ascension du Comte OTTO ZU
STOLBERG-WERNIGERODE (1837-1896) à la position de grand administrateur
de la province prussienne de Hanovre en 1867, puis
d'ambassadeur à Vienne et finalement de représentant d'Otto
Von Bismark (1815-1890) eut pour conséquence une transformation
supplémentaire du château de 1862 à 1885. L'architecte
CARL FRÜHLUNG Jr. a dessiné les plans du château tel qu'il se présente
aujourd'hui: un ensemble de bâtiments dont certaines
parties sont ouvertes au public depuis 1930. Cinquante pièces
peuvent être visitées en suivant deux circuits différents.
Le château a été construit avec des pierres de taille de la région.
En montant au château, les visiteurs peuvent déjà voir, sur le
mur septentrional du jardin d'agrément, de superbes stromatolithes:
il s'agit de formations calcaires concentriques, produites
par des colonies marines de cyanobactéries au cours du
Buntsandstein Inférieur, mélangées à du calcaire oolithique,
c'est-à-dire constitué de petites sphères semblables à des oeufs
de poisson. L'entrée du château présente une façade de calcaire
oolithique jaune (variété existant aussi en rouge): il s'agit du
principal matériau de construction du château, avec le grès
rougeâtre provenant du Buntsandstein.
Quant aux murs d’enceinte et, plus rarement, aux tours et aux
murs des bâtiments, on a utilisé de la roche volcanique noire
issue des montagnes du Harz.
L'âge relatif des bâtiments peut être déterminé par la surface
des matériaux de construction. En effet, lors des premières
étapes de la construction, on a utilisé en majorité du grès et du
calcaire qui, après leur formation en strates furent «séparées»
puis «poussées» en suivant une stratification verticale : ainsi on
observe une surface rugueuse. Les bâtiments, ou les parties de
bâtiments, reconstruits au XIXème siècle sont par contre reconnaissables
à l’utilisation de pierres proprement découpées à la
scie (leur surface est lisse), en particulier du grès calcaire et
aussi, localement, du calcaire oolithique, dans les encorbellements,
les portes et les fenêtres ou les escaliers. Plus rarement,
par exemple au niveau du mur de la grande terrasse du
château des deux côtés de la tour de la conciergerie, on a utilisé
des pierres sciées issus de bancs de pierres de taille du
Muschelkalk. En de rares occasions, on a eu recours à des pierres
d'ouvrage étrangères: c'est le cas, par exemple, du marbre
belge pour la cheminée de la salle de réception
et du calcaire français pour la chaire et l'autel
de l'église du château.Schloß Wernigerode GmbH
(0049 3943) 553030 Fax: 553055
www.schloss-wernigerode.de
Dans la ville aux mille couleurs du Harz Le musée du Harz de Wernigerode ( 2 )
Depuis 1955, le bâtiment 10 de
la rue Klint, construit en 1821 en
tant que résidence privée, abrite
un musée à l'étage. L'exposition
du musée occupe les deux parties
du bâtiment: l'une est consacrée
aux sciences naturelles,
l'autre à l'histoire de la ville.
La région du Harz est présentée
dans la première partie de l'exposition:
des fossiles, des minéraux
et des échantillons de roche renseignent
les visiteurs sur son
histoire géologique. Les minerais
étaient la ressource exploitée
durant des milliers d'années de prospection minière, dont on
peut encore trouver des traces dans beaucoup de sites de la
région. La faune vivant dans le Harz est très riche en espèces.
Respectant le principe de protection de la nature, on y présente
des animaux naturalisés mis en scène dans leur milieu
de vie naturel. De plus, une carte des réserves natur-elles
donne une vue d'ensemble de la situation des zones de grande
signification écologique.
La seconde partie de l'exposition offre un profil de l'histoire
de Wernigerode, retraçant son histoire à partir du IXème
siècle. Les visiteurs peuvent aussi s'informer sur le développement
de l'artisanat dans la ville, incluant les fondeurs
d'étain et l’armurerie. Le tourisme et l’architecture à colombages
y ont aussi leur place.
Dans le jardin devant le musée se trouve un stromatolithe
particulièrement beau qui ne demande qu'à être admiré.
Juste à côté, la bibliothèque du Harz est l'une des bibliothèques
les plus importantes de la région du Harz.Musée du Harz
(0049 3943) 654454
www.wernigerode.de
La pierre-mémorial de
l’âge de glace de Wernigerode ( 2 )
l’âge de glace de Wernigerode ( 2 )
Le monument marquant la fin de la moraine
la plus septentrionale de Wernige-rode
vaut aussi le détour: c'est un bloc de granite
au sud du grand parking «Am Anger»
à l'angle des rues Rimbecker et Lindenallee.
Il y marque la dénommée «ligne de silex».
Les glaciers y ont transporté le silex tel
qu'on le connaît de la mer Baltique. La fenêtre géologique «Canyon
minéral» de Wernigerode ( 3 )
minéral» de Wernigerode ( 3 )
Sous la devise «Faites l'expérience
du Harz», le festival de l'art paysager
à Wernigerode en 2006 a
présenté des paysages spécialement
créés pour l'occasion.
Entre autres, une ancienne
décharge a été réaménagée en
parc, incluant le «Canyon minéral
» qui traverse la zone entre les
étangs «Kurtsteich» et «Schreiberteich
».
Sur 48 mètres de long, ce canyon constitue une véritable
«fenêtre géologique»: il contient les roches et les minéraux
prélevés dans un profil souterrain de 15 km de long, allant de
Lustberg près de Schmatzfeld au nord vers le château de
Wernigerode, en passant par les Schaubergwerke (musées sur
la mine) «Büchenberg» et «Drei Kronen und Ehrt», jusqu'à
Hahnenkopf («la tête de coq») dans la vallée de la Bode au sud.
Ainsi, les visiteurs ont l'occasion de connaître les relations
entre la formation du paysage, les roches et la structure géologique,
grâce à la lecture de panneaux muraux explicatifs et
des échantillons de roche placés respectivement dans chaque
section du Canyon minéral selon la coupe géologique. Les
premières des 24 sections contiennent des roches du nord de
l'avant-pays du Harz: du grès et de la marne du bassin Subhercynien
(Crétacé) ainsi que des sédiments du Trias et du
Permien ayant été ramenés à la surface par des mouvements
tectoniques de la faille du Harznordland. Ces couches sédimentaires
sont à présent verticales.
Dans la section 7, les grauwackes (roches détritiques sédimentaires
apparentées au grès) du Carbonifère Inférieur (Kulm) du
substratum du Harz délimitent le gypse du Zechstein de
l'avant-pays. Ces roches sont suivies par des ardoises, des
grauwackes et des calcaires du Dévonien et du Carbonifère de
la formation rocheuse de Wernigerode avec une alternance
typique d'ardoise et de sédiments dans les blocs tectoniques.
Les sections 15 à 23 présentent des roches volcaniques typiques,
des minéraux et des calcaires du complexe d'Elbingerode.
Tout à côté se trouvent des roches volcaniques issues des
filons du Harz moyen, qui se sont formées à travers la roche
mère du Harz au cours du Permien Inférieur (Rotliegend). Le
mur leur faisant face contient deux sections de roches du
massif granitique du Brocken. Les ruines de Stapelburg ( 4 )
Déjà bien avant l'an 1306, les
Contes de Wernigerode avaient
fait construire le château-fort
«Stapelburg» sur la route militaire
reliant leur château à l'importante
ville impériale et minière de
Goslar, en tant que point de
contrôle de la défense et des
douanes. Cette forteresse fut
mise en gage de nombreuses fois
et finit par être achetée en 1394
par l’évêché d'Halberstadt. Après
nombre de changements de
propriétaire, la forteresse fut de
nouveau la propriété du diocèse d'Halberstadt en 1625 en tant
qu'héritage. Il fallut attendre le Comte CHRISTIAN ERNEST ZU
STOLBERG-WERNIGERODE (1691-1771), qui négocia l'accord de Berlin
avec le chapitre de Halberstadt le 11 mars 1722 pour que la
forteresse devienne la propriété du Comté de Wernigerode pour
les siècles à venir. Quelques cinq ans plus tard, le roi FRÉDÉRIQUE
GUILLAUME IER DE PRUSSE réintégra, grâce à une annulation définitive
des dernières réclamations territoriales du chapitre de Halberstadt
(qui était devenue prussien entre temps), le Stapelburg au
Comté de Wernigerode. Aujourd'hui, les ruines de Stapelburg
surplombent de façon impressionnante la ville du même nom (et
qui mérite aussi une visite). On peut y accéder via l'ancienne ou
la nouvelle B6 jusqu'à l'église de Stapelburg. Un court trajet à
pied amène les visiteurs sur la coline de la forteresse, avec ses
vergers splendides et un majestueux tilleul dont l'ombre portée
sur un banc invite quiconque au repos.
Les ruines de Stapelburg, par exemple à gauche de l'entrée des
caves voûtées, sont construites en calcaire oolithique.
Au temps du Rideau de fer, Stapelburg était situé dans ce qu’on
appelait «zone de sécurité» à proximité de la frontière entre les
deux Allemagnes. Cette frontière suivait le tracé de la rivière
Ecker, dans la montagne. Ce n'est qu'au moment de la chute du
mur en 1989 qu'une percée dans le mur permit à la population
de l'est du Harz de pénétrer enfin dans le Harz de l'ouest.
La verrerie «Harzkristall» ( 5 )
La verrerie «Harzkristall» de
Derenburg est l'une des quelques
dernières manu factures
de souffleurs de verre encore
en activité en Allemagne. Elle
cherche tou jours à découvrir
de nouveaux moyens d'initier
les visiteurs aux secrets de la
fabrication du verre. Si la
manufacture, idéalement
située, fonctionne depuis soixante
ans, ce n'est que depuis
ces toutes der nières années
qu'elle est devenue un attrait
pour les touristes. On y apprend
en effet son histoire et
celle de la fabrication du verre. Les plus grands secrets concernant
la production de ce matériau, de sa création à sa finition
sont transmis de façon vivante.
Lors de la visite de la manufacture, les touristes font l'expérience
de la fabrication du verre en étant directement en contact avec
le processus. Après une présentation de l'histoire de la fabrication
du verre, on peut se promener dans le vrai espace de
travail des souffleurs de verre et assister à la réalisation parfaite
d'objets, avec les explications de spécialistes eux-mêmes
ex perts en la matière. Les visiteurs peuvent aussi, à de nombreuses
occasions, s'improviser souffleurs de verre et se rendre
ainsi compte de l'habileté requise pour exercer cet art. Dans le
magasin d'exposition, on peut voir et évidemment acheter des
articles en verre.
Pendant que les enfants se défoulent sur l'aire de jeux, les
adultes ont le temps de jeter un oeil à la petite prairie au bord
de la rivière Holtemme et d'observer les hérons cendrés dans
les champs ainsi que les milans rouges et noirs planant dans
les airs ou se reposant sur les arbres devant Derenburg ; on a
aussi le temps pour une petite promenade dans les terrains
nouvellement aménagés en parc et dotés d'une chute d'eau.Glasmanufaktur Harzkristall GmbH & Co. KG
Im Freien Felde 5, 38895 Derenburg
(0049 3 94 53) 680-0, Fax -25
www.harzkristall.de
Le Horstberg ( 6 )
Vous quittez Wernigerode sur
l'ancienne route régionale B6 en
direction de Blankenburg. A la
sortie de la ville, vous pouvez
voir sur la gauche les ruines
d'une ancienne tour de défense
sur le Horstberg.
Sur la gauche se trouve un chemin
de terre: on peut y garer sa
voiture. Le long du chemin de
crête, le visiteur découvre une
ancienne carrière de pierres
laissée à ciel ouvert. Arrivé au sommet, on a une vue imprenable
sur le Harz et le bassin du Crétacé Subhercynien. Le Horstberg
présente deux «Hogbacks» (type de Cuesta) rectilignes.
Les roches qu'on peut y trouver, que ce soit du calcaire à fossile
de térébratule datant du Muschelkalk Inférieur ou à fossile
d'Encrinus liliiformis datant du Muschelkalk Supérieur, se comportent
comme des roches dures. La couche rocheuse ayant
sédimenté entre les deux couches sus-décrites, c'est-à-dire au
cours du Muschelkalk Moyen, est constituée de calcaire à dolomie,
une roche plus tendre que les deux autres. Cette couche
s'érode donc plus vite et forme une dépression. On peut observer,
dans la partie centrale de la carrière, la falaise en surplomb
de la faille du Harznordrand. De la chaux carbonatée nacrée du
Wellenkalk y était exploitée.
Sur la pente sud de la montagne, le visiteur peut remarquer,
dans les terres cultivées, des affleurements d'argiles rougeâtregris
partiellement bleutées du Buntsandstein Supérieur.
Wolfsholz et la saillie de
Benzingerode ( 7 )
A l'est se trouve le lotissement de
Wolfs holz (N51°50.065';
E010°50.492'). Les petits «trous
d'eau» observables ça et là résultent
souvent d'affaissement des couches
sous-jacentes formées de gypses du
Permien. Ces trous apparaissent
dans le paysage sous une forme
allant de la cuvette à l'entonnoir, au
niveau desquels les couches superficielles,
situées au dessus des anciennes
grottes de gypse effon drées,
se sont brisées à leur tour. On est à
présent sur la pointe de ce que l'on
appelle la saillie de Benzingerode.
Comme la faille du Harznordland
n'est pas rectiligne, on appelle le découpage du Harz en forme
de pointes vers le Nord «Sporne» (les pointes). Chacune de ces
pointes présente une indentation vers le sud. Il existe des pointes
plus lointaines, comme celle de Schimmerwald entre
Stapelburg et Bad Harzburg (Landmark 3), et celle de Ermsleben
(Landmark 15).
Struvenburg près de Benzingerode ( 8 )
Plus à l'est, sur le bord du Harz, dans la
vallée creusée par la rivière Hellbach à
travers la couche du Muschel kalk, se
trouve Benzin gerode. La transition entre
les contreforts et les hauteurs du Harz y
est très bien mise en relief avec un denivelé
pouvant atteindre 300 mètres. Du
centre de la ville, le visiteur peut se promener
jusqu'au Struvenberg, site d'une
fortification entourée de murailles
datant probablement de l'époque des
Francs (N51°50.083’; E010°52.247’). Elle est située au coeur de
la réserve naturelle «Ziegenberg bei Heimburg».
C'est le versant sud qui fait tout l'attrait du paysage : de petites
carrières de pierres laissées ouvertes montrent le plus souvent
une pente abrupte, renversée sur le Harz et constituée de couches
du Trias, datant le plus souvent du Muschelkalk Inférieur
jusque, partiellement, au Keuper Moyen. En règle générale, on
y a exploité de la chaux carbonatée nacrée issue de la formation
du Wellenkalk.
Vous pouvez marcher à travers la réserve naturelle le long du
chemin de crête et revenir au point de départ par le côté sud.
Les dépressions que vous pouvez voir au sud de la réserve sont
des « Pingen », c'est-à-dire des mines particulières, en forme de
tranchées ou de puits, dans lesquelles on a exploité du gypse. Les menhirs près de Benzingerode ( 9 )
«Trois géants voulurent un jour
décider, au moyen d'une compétition
de lancer de pierres, lequel
d'entre eux pourrait épouser la
très convoitée fille d'un paysan.
Mais à la fin, ils se rendirent
compte que les pierres qu'ils
avaient lancées étaient de tailles
différentes, donc aucun des trois
ne pouvait être déclaré vainqueur.
Les géants se mirent en
colère et quittèrent la région. Ce
qui resta d'eux fut les pierres
dressées – les Menhirs de
Benzingerode.» Voilà pour la
légende, mais qu'en est-il de la
vraie histoire de ces rochers, composés de grès silicatés de
Heimburg et érigés il y a plus de 5000 ans? Nul ne le sait.
Dans le cadre d'excavations archéologiques allant de pair avec
la construction de la quatre voies B6n, de nombreuses preuves
de l'existence d'un village néolithique ont été découvertes.
Parmi celles-ci, on peut citer un bâtiment funéraire dans
lequel quarante personnes ont été enterrées entre 3400 et
2800 avant J-C. Sur chaque bord de la route B6n, vous pouvez
trouver des informations concernant ces sites archéologiques
dans les aires de repos «Regen Steinblick». Les concrétions calcaires de
Blankenburg ( 10 )
Au cours de la construction de la route B6n,
on a découvert, dans les couches de
Heimburg (datant du Crétacé Supérieur),
des concrétions de grès calcaire, qui ont
davantage résisté à l'érosion que le grès
l'entourant. Ces concrétions sont à présent
entassées en grandes piles coniques le long
de la B6n. Elles sont nées de l'érosion du sol
par l'eau. La Schaubergwerk, ou mine-musée,
de Büchenberg à Elbingerode (11 )
En partant de Heimburg, vous pouvez
rouler en direction d'Elbingerode et
suivre les indications amenant à une
mine ouverte aux visiteurs en tant que
musée souterrain: la mine de Büchenberg
(Schaubergwerk Büchen berg). Un
court trajet à pied vous mène du parking
jusqu'à l'entrée du musée. Les
visiteurs ayant des difficultés à marcher
ou se déplaçant en fauteuil roulant
peuvent se rendre en voiture jusqu'à l'entrée.
A la fin du sentier, vous voyez un pylône en béton armé : il
s'agit du «soutien N°1», qui rappelle le chemin de fer industriel
autrefois le plus grand d'Europe. Depuis 1989, une section de
600 mètres de long est ouverte au public : elle s'étend le long
du premier niveau de la mine entre le chemin de fer et le puits
n°1 (le puits de Rotenberg). Dans le foyer, une exposition
donne des informations sur la géologie du secteur et l'histoire
de la prospection minière, de l'extraction et la fusion de minerais.
La visite de la mine (possible aussi en fauteuil roulant)
fournit un aperçu des techniques d'exploitation minière et de
la recherche de minerais datant de la dernière période
d'activité de la mine; cette visite offre également un aperçu
des types de minérais présents autour du puits n°5. Grâce à la
mise en fonctionnement des mécanismes de la voie ferrée et
une démonstration du marteau-perforateur, des véhicules de
transport de minerais et des décapeuses, vous pouvez ressentir
la véritable atmosphère de la mine.
On pense que la prospection de minerai de fer à Elbingerode
date d'avant le Xème siècle, mais en réalité cela remonte à
beaucoup plus longtemps. Avant tout, c'est de l'hématite calcaire
qui fut recherchée: celle-ci se révélait être un fondant
commode/bon marché pour l'extraction par fusion d'autres
minéraux, à structure saline. A la fin de la guerre, les mines
d'hématite du Harz de Büchenberg et de Braunesumpf contribuèrent
en grande partie à l'approvisionnement en fer brut de
la RDA. Lors des dernières périodes d'activité de la mine, les
minéraux extraits étaient principalement la magnétite, la sidérite
et l'hématite à incrustation de quartz.
Un sentier éducatif sur la mine, guidant les visiteurs dans les
zones historiques de la mine, commence et se termine dans
le musée de la mine.(0049 39454) 42200
www.schaubergwerk-buechenberg.de
De Jasperode au Klostergrund ( 12 )
Une source karstique, malheureusement
enfermée dans un bâtiment, jaillit du calcaire
de la pente du Braunesumpf, au niveau de
Eggeröder Brunnen, appartenant à Jasperode,
lieu-dit dépendant aussi de la ville
d'Elbingerode. C'est le point de départ d'une
randonnée vers trois géo-points dignes
d'interêt. On atteint Jasperode via un chemin
forestier public qui bifurque, au nord est
d'Elbingerode, de la route menant vers
Heimburg dans la vallée du Dreck au niveau
de «Drei-Herren-Stein». On gare la voiture et
on suit le chemin de randonnée en direction
de Blankenburg. Au niveau de la bifurcation
devant la maison forestière, on prend le chemin
de gauche menant au «Klostergrund».
Après environ 1 km s'ouvre, à gauche, dans
les basaltes en coussin gris foncé, l'entrée
d'une galerie qui drainait les mines de fer de
moyenne montagne (N51°47.147’;
E010°52.247’).
Plus loin dans la vallée, le chemin est indiqué
au niveau d'un vieil épicéa. En quelques
enjambées, on arrive à une source vive karstique
d'eau pétillante nommée «Volkmarsbrunnen
». A droite, dans un écueil karstique,
on découvre après une courte ascension la
grotte artificiellement élargie «Volkmarskeller»
(N51°47.287’; E010°52.247’). L'espace principal
de la grotte, aujourd'hui un étage asséché
du système de grottes karstique, se situe au
niveau de deux failles parallèles déviant de
60° vers l'ouest par rapport au nord. En 956,
la grotte fut offerte au couvent impérial de
Quedlinburg. Dans le document officiel du
don, signé par le roi Otto, on fait mention de
«Luitbirg», une ermite censée avoir habité la
grotte aux alentours de 850. On trouve
également mention, pour cette grotte, d'une
église de St. Michel (Michaels kirche). Deux croix consacrées
taillées dans la falaise sont observables. A cet endroit se trouvait
aussi un ermitage des légendaires «frères de Volkmars».
En 1146, les moines cisterciens s'y installèrent ; les fondations
situées au dessus de la grotte sont probablement ce qui reste
du premier monastère, qui fut plus tard transféré dans la vallée
(Landmark 9). Un puits étroit relie l'ancien monastère à l'église
de la grotte.
Tous ces aménagements ont été développés le long de la
rivière karstique. Des découvertes archéologiques prouvent
que, déjà à cette époque, on faisait fondre du minerai de fer
dans des fours au niveau d'Eggeröder Brunnen.
De retour au Klostergrund, on peut se promener plus loin dans
la vallée. Après avoir parcouru environ la moitié du chemin
vers le monastère de «Michaelstein», on découvre à droite un
autre trou, creusé intentionnellement et laissé ouvert
(N51°47.925’; E010°53.820’). Il agissait comme un puits artésien.
De l'eau sulfureuse présente en profondeur s'en écoulait
périodiquement.
Séléctionne hôtels
Zum Klosterfischer“Blankenburg/Michaelstein
www.klosterfischer.de
Tel.: (0049 3944) 351114
Hôtel „Der Kräuterhof“Drei Annen Hohne
www.hotel-kraeuterhof.de
Tel.: (0049 39455) 840
Restaurant et hôtel "Drei Annen"Drei Annen-Hohne
www.drei-annen.de
Tel.: (0049 39455) 570-0
Hôtel BlocksbergSilstedt
www.hotel-blocksberg.de
Tel.: (0049 3943) 54710
Hôtel „Am Anger“Wernigerode
www.hotel-am-anger.de
Tel.: (0049 3943) 9232-0
La carte ci-contre vous aidera à planifier votre géo-itinéraire
personnalisé autour du château de Wernigerode . Vous pouvez
aussi réserver des visites guidées (contacter le Dr. Steiger,
directeur du groupe de travail des géo-guides dans l'association
régionale du Harz +49(3944) 369085, T_Steiger@gmx.de).
L'association «Regionalverband Harz e.V.» vous souhaite un
bon séjour et une vision interessante de la géologie et de
l'histoire de la partie du parc naturel et géologique qui vous a
été présentée.
Verwaltungs-Verlag München, Lizenz-Nr. 03/09/92.
Verwaltungs-Verlag München, Lizenz-Nr. 03/09/92.
Auteurs: Friedhart Knolle, Dr. Klaus George, Achim Groß, Guido Harnau, Silvia
Lisowski, Dr. Dieter Mucke, Fritz Reinboth, Dr. Horst Scheffler & Dr. Rainer Schulz
Mise en page: Dr. I. Rappsilber & Dr. M. Thomae (Landesamt für Geologie und Bergwesen Sachsen-Anhalt)
Photos: Bandarau, Büchenberg, George, Mucke, Schauhöhlen- und Bergwerksbetrieb Rübeland
Correction: Dr. K. George, C. Linke
Mise en page: Dr. I. Rappsilber & Dr. M. Thomae (Landesamt für Geologie und Bergwesen Sachsen-Anhalt)
Photos: Bandarau, Büchenberg, George, Mucke, Schauhöhlen- und Bergwerksbetrieb Rübeland
Correction: Dr. K. George, C. Linke