Site 15
Le château de Ballenstedt et la
place du château ( 1 )
place du château ( 1 )
Le château de Ballenstedt s’élève sur une hauteur qui surplombe
la ville, au bord de la dense forêt du massif du Harz.
Les voyageurs qui viennent de l’est par la route nationale
B185 et passent par la haute chaîne calcaire appelée Die Hohe
l’apercevront déjà de loin. En 1765, les princes von Anhalt-
Bernburg choisirent le château de Ballenstedt comme résidence.
Il existe ainsi des liens étroits entre ce château et le
duché d’Anhalt, auquel se rattachent également des sites qui,
tout autour de Ballenstedt, témoignent des activités minières
entre les localités de Frose et Tilkerode, la ville de Harzgerode
et l’Anhaltischer Saalstein, formation rocheuse marquant
l’ancienne frontière entre l’Anhalt et la Prusse. Décrits dans
les chapitres suivants, ces sites valent le détour. Le château de
Ballenstedt est un édifice baroque à trois ailes. Construit au
cours de la première moitié du XVIIIe siècle, il inclut des parties
de l’ancien monastère. L’ancien massif occidental de
l’église du monastère abrite les tombeaux d’Albrecht der Bär
(Albrecht l’Ours) (1100-1170) et de son épouse Sophie.
Le site du château comprend également un parc réalisé selon
les plans de Peter Joseph Lenné (1789-1866). Comme dans les
jardins de villas italiennes, la conception architecturale de ce
parc est centrée sur des jeux d’eau à partir desquels sont
aménagés de vastes ensembles paysagers. Le musée logé
dans un palais baroque du
XVIIIe siècle fait partie du
complexe historique qui
entoure la place du château.
Il retrace l’histoire de la
colonisation ainsi que des
activités culturelles et économiques
de la ville.
L’exposition informe également
sur « l’époque de la
résidence ». C’est ainsi
qu’est appelée l’époque
pendant laquelle Ballenstedt
fut, jusqu’en 1863, le siège
des princes et des ducs von
Anhalt-Bernburg. Le musée
présente aussi une collection
de minéraux ainsi qu’une
petite exposition sur l’histoire de l’activité minière de la
ré gion. Situé sur la place du château, le théâtre du château
(Schloss- und Hoftheater), un édifice du classicisme précoce
datant de 1788, est le plus ancien théâtre de la Saxe-Anhalt.
Tout au long de son existence, il a su préserver son ambiance
unique intra-muros et extra-muros. Il n’ouvre toutefois ses
portes au public qu’à l’occasion de représentations.Heures d’ouverture du musée :
Mai – octobre
Mardi – dimanche : de 10 h 00 à 17 h 00
Novembre – avril
Mardi – dimanche : de 10 h 00 à 16 h 00
Crétacé Les Gegensteine de Ballenstedt ( 2 )
Les Gegensteine sont des formations
rocheuses qui dominent le paysage au
nord de Ballenstedt. À l’entrée ouest de
Ballenstedt, sur la route nationale B185
et la route régionale L242, des panneaux
indicateurs renseignent le chemin à
suivre pour parvenir à l’aire de stationnement
située à proximité de ces deux
formations rocheuses qui se dressent
sur un site protégé. Le Kleiner Gegenstein
est à environ 10 minutes de l’aire de stationnement. De là, un
chemin pédestre mène au Grosser Gegenstein. Constituées de
grès à Involutus (Involutus-Sandstein) du Crétacé supérieur, ces
formations font partie de la zone de soulèvement qui longe la
bordure nord du massif du Harz. Suite à l’érosion, elles se présentent
sous la forme d’une crête. Un escalier escarpé taillé dans
la roche permet de monter sur le Grosser Gegenstein. Les intrépides
seront récompensés par une vue imprenable sur la bordure
nord du massif du Harz avec : au sud, Ballenstedt ; à l’ouest,
le Brocken et la zone de soulèvement de l’avant-pays nord du
Harz avec la formation rocheuse Teufelsmauer (mur du diable)
et le massif de grès Regenstein (voir le site n° 9 ) ; au nord, le
synclinal de Blankenburg, les collines Seweckenberge et le village
de Badeborn situé dans l’Anhalt. Une inscription sur une plaque
en fonte de 1863, probablement originaire de Mägdesprung,
rappelle que fut ici dressée une croix en commémoration de
l’année du décès du duc Alexander Carl von Anhalt-Bernburg
(1805-1863). Au musée de Ballenstedt, des bijoux de l’âge du
bronze sont révélateurs de l’occupation précoce de la région.
Cette petite randonnée nécessitera 1 à 2 heures.Muschelkalk Ancienne carrière du Bückeberg
à Gernrode ( 3 )
à Gernrode ( 3 )
En bordure nord de la petite ville de Gernrode
se trouve l’ancienne carrière Bückeberg. Au
départ de l’aire de stationnement de
Gernrode (route en direction de Bad
Suderode), nous parvenons en quelque 10
minutes à ce point géographique en suivant
le chemin de randonnée balisé. Le Bückeberg
est une formation du Muschelkalk inférieur
et fait partie de la zone de soulèvement qui
longe la bordure nord du massif du Harz.
L’affleurement mis à jour par les activités
humaines montre bien la stratification renversée.
Il s’agit de l’une des coupes du
Muschelkalk les plus complètes du centre de
l’Allemagne. L’église Saint-Cyriaque (Stiftskirche St. Cyriakus)
est à environ 5 minutes à pied de l’aire de stationnement. Cette
collégiale plus que millénaire est, en Allemagne, la seule église
de l’époque ottonienne qui n’a presque pas été modifiée.Carbonifère et granite L’Anhaltischer Saalstein
et le massif du Ramberg ( 4 )
et le massif du Ramberg ( 4 )
À notre gauche sur la route en direction de
Friedrichsbrunn se trouve, au bout du parc thermal
de Bad Suderode, une aire de stationnement
gratuit. De là, nous remontons le cours du ruisseau
et passons tout d’abord à hauteur de la mine
Lessinghöhle qui, dès le XVIe siècle, fournissait du
spath fluor et de la chalcopyrite. Si nous continuons
notre chemin, au bout d’une demi-heure
environ, nous atteignons l’Anhaltischer Saalstein
après avoir grimpé une pente raide de 800 m. Le
Preussischer Saalstein de l’autre côté de la vallée
nous rappelle que nous sommes ici en présence
d’une ancienne frontière. Dans les régions du basallemand,
au Moyen Âge et au début des temps
modernes, les droits de propriété d’un seigneur
foncier et les servitudes de ses sujets étaient
inscrits dans des livres appelés Salbücher. Les
Saalsteine marquent ainsi une très ancienne frontière.
Cette formation rocheuse, constituée de granite du Ramberg,
est protégée en vertu de la loi de l’Anhalt sur la protection de
la nature, du 14 juin 1923, et d’un arrêté ministériel
(Ministerialverordnung) du 26 janvier 1924 portant application
de la dite loi. Il s’agit d’une partie des versants escarpés de la
vallée Kaltes Tal (à une altitude de 320 à 380 m), orientés vers
l’ouest et présentant des falaises rocheuses et des éboulis de
granite à deux micas issu du massif igné du Ramberg.
Si, partant de l’Anhaltischer Saalstein, nous suivons le chemin
Schutzhüttenweg sur une longueur de 4,5 km, nous arrivons au
point culminant du Ramberg, le Viktorshöhe (581 m d’altitude),
du nom du prince Viktor Friedrich von Anhalt (1700-1765) qui,
vers 1750, possédait un pavillon de chasse au pied de cette
élévation. À proximité se trouvent les falaises rocheuses Kleine
Teufelsmühle et Grosse Teufelsmühle (granite du Ramberg
avec altération en boules). Le randonneur désireux de ne pas
revenir sur ses pas continuera sur 3 km jusqu’au « monument
aux ours » (Bärendenkmal). Une plaque en fonte apposée sur
un bloc de granite commémore le dernier ours abattu à cet
endroit à la fin du XVIIe siècle dans les forêts de l’Anhalt. Un
kilomètre plus loin, nous arrivons au plan d’eau Bremer Teich
(avec possibilité de baignade et de camping), d’où il n’y a plus
que 2 km à marcher jusqu’à la
station Sternhaus-Ramberg
du chemin de fer à voie étroite
du Harz (Harzer Schmal -
spurbahn). En raison de ses
bois de feuillus riches en
espèces, toute la région a été
déclarée zone NATURA 2000.
À ceux qui redouteraient cette
randonnée, nous recommandons
néanmoins de parcourir
une courte distance en aval de
l’aire de stationnement pour
aller admirer le Gesteinsgarten
(Jardin de roches) du
parc thermal de Bad Suderode.
Carbonifère et grauwacke La carrière Rieder
Entre Ballenstedt et Gernrode,
sur plusieurs sites d’exploitation
plus ou moins étendus,
on extrait la grauwacke, un
matériau essentiel pour la
construction des routes. La
plupart des anciennes
carrières sont aujourd’hui
des biotopes protégés en
vertu de la loi du Land de
Saxe-Anhalt sur la protection
de la nature. L’une des carrières
est, aujourd’hui encore,
exploitée par l’entreprise
Mitteldeutsche Baustoffe
GmbH qui extrait et transforme la grauwacke. Malgré son
actuelle importance, l’exploitation est organisée de manière
à ne pas troubler le caractère de détente du parc national
du Harz. La zone boisée qui borde le Harz reste intacte et
la hauteur des haldes ne dépassera pas le niveau d’origine
du terrain. Pour des raisons de sécurité, la carrière n’est pas
encore ouverte au public. Un futur plan de fin d’exploitation
devrait néanmoins prévoir l’aménagement d’une plateforme
panoramique.Informations: www.mdb-gmbh.de/rieder/
Carbonifère supérieur – Permien inférieur et houille Puits de houille à Opperode ( 5 )
Dans l’Anhalt, l’exploitation de la houille est attestée à un seul
endroit, près d’Opperode, où elle a été pratiquée de 1573 à
1824. Elle s’est limitée à des veines de faible épaisseur du
Rotliegend. Notre visite du terrain commence à la plaine sportive
d’Opperode, un quartier de Ballenstedt, et nous mène
jusqu’au sommet de la Tour de Bismarck. Ne manque pas non
plus d’intérêt un passage par l’étang artificiel, très apprécié
pour les baignades, qui fut aménagé en 1749 pour épuiser les
eaux du siège d’extraction de la houille situé à proximité.
La source aménagée de Meisdorf
(Strulle Meisdorf) ( 6 )
(Strulle Meisdorf) ( 6 )
Nul ne sait quand ni pourquoi
la source a été aménagée
en face de l’étang du
château de Meisdorf. Un
présumé rapport direct avec
les anciennes activités
d’extraction houillère
d’Oppe rode n’a pu être
confirmé. Lors d’une
descente dans la galerie qui
s’enfonce jusqu’à quelque
10 m de profondeur, on a
retrouvé, en été 2007, plusieurs
balles de golf dans
une cavité latérale. Il est
très probable que ces balles
proviennent du terrain de golf de Meisdorf, ce qui permet
de conclure qu’il existerait une liaison avec la surface.
La source est alimentée par de l’eau issue d’une faille. Cette
eau présente un caractère intermédiaire en ce qui concerne
sa teneur en substances dissoutes. Elle est plus riche en
sels minéraux que ne le sont habituellement les eaux de
source du massif du Harz, mais ne présente pas les concentrations
plus élevées souvent observées dans les eaux du
Zechstein qui jaillissent des sources de la proche bordure
nord du massif du Harz. Sa teneur en substances dissoutes
est d’environ 700 mg/l, dont quelque 65 % de calcium et
d’hydrogénocarbonates. Le reste consiste en sodium,
potassium, magnésium, sulfates et chlorures. Une inscription
sur l’encadrement en pierre naturelle informe que le
dernier assainissement de la source aménagée date du 9
mai 1937.Histoire géologique de la région
La région illustre de manière impressionnante l’histoire de
la formation d’un massif vieux de quelque 500 millions
d’années et son charriage sur les formations postérieures
de l’avant-pays. Depuis l’Ordovicien, la région du Harz était
une cuvette océanique qui se remplit de sédiments à grain
fin pendant plus de 180 millions d’années. Durant le
Dévonien, le fond marin s’est modifié pour former des
hauts fonds et des creux. Dans le même temps se développa
un volcanisme sous-marin intense qui persista jusqu’au
Carbonifère inférieur. D’énormes blocs basaltiques
s’enfoncèrent dans les sédiments du Dévonien. Un tel corps
intrusif, ou dyke de diabase, peut être observé au plan
d’eau Osterteich près de Gernrode (1). La région du Harz
est issue de la formation hercynienne entre -360 et -330
millions d’années : elle fut ainsi plissée, soulevée et partiellement
érodée. Vers -300 millions d’années enfin, des
magmas acides remontèrent. C’est de cette époque que
date le massif granitique du Ramberg. Pendant le Rotliegend
(-320 à -272,5 millions d’années), les cuvettes résultant de
la formation du massif se comblèrent davantage suite à l’érosion. Les conditions climatiques favorisèrent la formation
de la houille telle qu’on la trouve aujourd’hui encore
sur d’anciens terrils dans la cuvette de Meisdorf (près
d’Opperode, par exemple). Dans la cuvette située entre
Hoym et Badeborn, on trouve encore les roches plus récentes
du Crétacé. La chaîne du Ruhmberg près de Badeborn
préfigure l’anticlinal de Quedlinburg. Ici affleurent des
roches plus anciennes, le Muschelkalk par exemple (-243 à
-230 millions d’années). Au sud de Badeborn se trouve le
synclinal de Blankenburg, riche en grès du Crétacé (-89 à
-81 millions d’années). Son flanc sud, où se trouvent les
formations rocheuses appelées Gegensteine, présente une
configuration remarquable. Ces formations rocheuses sont
constituées de grès cimenté par des solutions silicatées
remontées des profondeurs (grès quartzeux). Les couches
redressées sont la preuve du soulèvement du socle du massif
du Harz et de son charriage vers le nord il y a environ 80
millions d’années. Sur le Bückeberg près de Gernrode, les
couches du Muschelkalk sont redressées et en partie renversées.
Au Tertiaire (-49 à -37 millions d’années), une
vaste tourbière se créa dans les dépressions bordières
résultant de la montée du dôme de sel d’Aschersleben.
C’est ainsi que se forma le gisement de lignite près du village
de Frose.
Le service des mines d’Anhalt Harzgerode ( 7 )
Entre 1549 et 1552, le prince Georg III von Anhalt-
Dessau (1507-1553) fit édifier le château de
Harzgerode sur d’anciens vestiges. Au cours des
siècles, le château fut affecté à différentes utilisations.
Au XIXe siècle, il abritait le service des mines
d’Anhalt. Sur la place du Marché (Marktplatz) de la
ville de Harzgerode, le puits qui reproduit les
filons métalliques de la région incite à découvrir
davantage les activités minières dans l’Anhalt. Ces
activités sont également évoquées dans la description
du site limitrophe n° 0 (Auerberg- Vallée supérieure
de la Selke).
L’or, l’argent, le sélénium et le minerai de fer Le sentier de découverte minier
de Tilkerode ( 8 )
de Tilkerode ( 8 )
Nous suivons la route qui relie Abberode (un quartier
de la ville de Mansfeld) et Stangerode jusqu’à
l’un des deux points de départ du sentier de
découverte minier. Sur une longueur de cinq
kilomètres, ce chemin passe par l’ancien bassin de
minerai de fer de Tilkerode, longe des entonnoirs
d’effondrement, des haldes et des entrées de
galeries effondrées. Ici, dans un anticlinal de schistes
à graptolites du Silurien avec des inclusions de
diabase, se présentent, tout à fait isolés des filons
du Harz inférieur généralement parallèles à la
direction hercynienne, quelques filons de minerai
de fer allant du nord vers le sud avec un fort pendage
vers l’est. Jusqu’en 1858, cette région
minière a fourni entre 35 000 et 40 000 tonnes de minerai de fer
dont la majeure partie a été traitée sur le site sidérurgique de
Mägdesprung. Tilkerode s’est attiré l’attention des milieux spécialisés
du monde entier en 1821, lorsque l’administrateur des mines
(Bergrat) Johann Ludwig Carl Zincken (1791-1862) y découvrit des
minerais de séléniure contenant des métaux précieux. En 1825
furent également découverts de l’or et des
traces de palladium. Les quelque 400 grammes
d’or, une quantité en soi insignifiante,
avaient toutefois une grande valeur symbolique.
En effet, c’était la seule quantité d’or
jamais découvert dans l’Anhalt. Il faut rappeler
que la localité deTilkerode était une enclave
territoriale de l’Anhalt qui incluait Abberode,
une localité prussienne. L’or de Tilkerode fut
fondu pour frapper 116 ducats portant
l’inscription « EX AURO ANHALTINO ».
Histoire industrielle de la vallée de la Selke L’usine Carlswerk de Mägdesprung ( 9 )
À l’entrée de la route qui, depuis la nationale B185,
conduit au Selkemühle (ancien moulin), se trouve l’usine
Carlswerk, véritable témoin de la technique, dont les
machines et les installations sont maintenues en état de
fonctionnement et qui abrite, à l’étage au-dessus de la
salle des machines, une exposition des plus intéressantes
sur l’évolution de l’industrie locale. Le 9 novembre
1646 fut créé, sur la base d’un contrat conclu entre le
prince Friedrich von Anhalt (1613-1670) et Johann
Heidfeld, un riche commerçant d’étoffes de Quedlinburg,
l’atelier de travail du fer appelé Eisenhütte unter dem
Mägdesprung. Cet atelier devint plus tard l’usine sidérurgique
Mägdesprunger Eisenhüttenwerk AG. En 1829
y fut rattachée l’usine de construction mécanique dont
l’usine Carlswerk fit partie dès 1842. La vaste gamme de
produits fabriqués par l’usine de construction mécanique
tout au long de son histoire, qui se prolongea
jusqu’en 1991, incluait non seulement des installations
d’épuisement d’eau pour les mines, des concasseurs et
des moulins de broyage de roches, mais aussi des machines à
vapeur et des machines et installations pour les fabriques de
sucre, les moulins céréaliers, les distilleries, les briqueteries, les
moulins à poudre, les scieries, et même des poids pour horloges
(en forme de cônes de pin pour les horloges allemandes ou en
forme de sabots pour les horloges hollandaises), des fours ainsi
que, plus récemment, des réchauds à gaz. Le minerai de fer était
broyé dans des forges à marteaux-pilons (forges I à IV), établies le
long de la Selke en aval de Mägdesprung, et fondu dans des fours
à manche. Ces forges transformaient également le fer brut de
Mägdesprung. La première forge, dont la turbine a continué de
fournir de l’électricité jusqu’en 1956 après la cessation des activités
de traitement de minerai, se trouve directement en aval de
l’usine Carlswerk. En quittant la vallée de la Selke et en prenant à
gauche à hauteur de la troisième forge, on découvre deux immeubles
à l’architecture intéressante et un cimetière historique qui
recèle des éléments témoignant
des activités du travail de la
fonte à Mägdesprung. Les matériaux
de construction pour les
maisons d’habitation provenaient
de la carrière de schiste
située en face de l’usine
Carlswerk. En 1821, Johann
Ludwig Carl Zincken fut nommé
directeur des Anhalt-
Bernburgische Berg- und
Hüttenwerke (mines et usines
métallurgiques d’Anhalt-Bernburg).
Johann Ludwig Carl
Zincken a vécu à Mägdesprung
où il travailla pendant 27 ans. Il
a découvert plusieurs nouveaux
minéraux dont l’un a été nommé
zinkénite.Heures d’ouverture :
Mars – novembre
Tous les jours de 10 h 00 à 16 h 00
www.harzgerode.de
La fonte Le portail de la galerie d’exhaure
près de Mägdesprung ( 10 )
près de Mägdesprung ( 10 )
Dans le jargon minier, une galerie d’exhaure est la
galerie de drainage la plus profonde d’un bassin
minier. Elle draine les eaux des galeries supérieures.
Entre la troisième et la quatrième forge, nous découvrons,
à l’embouchure du ruisseau Schiebecksbach
dans la Selke, le portail de la galerie d’exhaure Herzog
Alexis. Au départ de Mägdesprung, nous y arrivons
en empruntant le chemin Selketalstieg qui, plus loin,
nous amène à l’hôtel Land- und Reiterhotel Selkemühle
dont la confortable ambiance invite à prendre le
temps de s’y restaurer. Dès la quatrième forge, le
fond de la vallée de la Selke s’élargit, offrant à la vue
des paysages romantiques aux surfaces fleuries. La
galerie d’exhaure Herzog Alexis a été creusée sur une
longueur de 2 256 m entre 1831 et 1864 pour explorer
les filons au nord de Harzgerode. Son portail classique,
construit entre 1830 et 1848, est un important témoin des
produits en fonte fabriqués entre 1821 et 1914 à Mägdesprung.
Sur notre chemin menant jusqu’à la quatrième forge et plus
particulièrement à Mägdesprung, nous trouvons bon nombre
d’autres témoins du travail de la fonte à Mägdesprung, par
exemple, Der besiegte Hirsch (Le cerf vaincu), une oeuvre d’art
datant de 1862.
Le célèbre Siegender Hirsch (Le cerf triomphant) de Friedrichsruh
près de Hambourg est également une oeuvre d’art en fonte qui
fut coulée en 1895 à Mägdesprung. Le Land d’Anhalt l’avait
offerte au prince Otto von Bismarck (1815 - 1898) à l’occasion
de son quatre-vingtième anniversaire.Eaux thermales et falaises rocheuses Alexisbad ( 11 )
En 1904, la mine du charbonnage située
près de Frose, dans l’Anhalt, occupait
encore 192 mineurs. La lignite qui en
était extraite servait à l’approvisionnement
en combustible dans un rayon d’environ
50 km et était également utilisée comme
matière première pour la production
annuelle de bitume (935 tonnes) et de
coke de lignite (7 650 tonnes) ; ces productions
occupaient une importante
main-d’oeuvre. Ces dernières dizaines
d’années, l’exploitation de lignite dans
l’Anhalt est largement tombée dans l’oubli en raison de
l’ouverture, à proximité, de sites d’exploitation à ciel ouvert
plus importants dans le bassin houiller de Nachterstadt. Il a
fallu attendre l’assainissement des berges après 1990 pour
que le site désaffecté de l’exploitation à ciel ouvert, aux bords
auparavant boisés et situé dans le voisinage immédiat de la
gare de Frose, suscite de nouveau l’intérêt du public. À Frose,
la collégiale romane vaut également le détour. De 1515 à
1517, Thomas Müntzer (vers 1490-1525) y fut prévôt.Tertiaire et lignite Le charbonnage Frose (Anhalt) ( 12 )
Noch im Jahr 1904 fanden allein in der
Grube der Anhaltischen Kohlenwerke
bei Frose 192 Bergleute Arbeit. Die
geförderte Braunkohle diente nicht nur
der Brennstoffversorgung in einem
Umkreis von ca. 50 km Radius, sondern
war auch der Rohstoff für die
Jahresproduktion von 935 t Teer und
7.650 t Grudekoks, mit deren Herstellung
viele weitere Menschen ihr Lohn
und Brot verdienten. In den letzten
Jahrzehnten war der anhaltische Braunkohlenabbau
wegen nahegelegener viel bedeutenderer
Tagebaue im Nachterstädter Revier weitgehend in Vergessenheit geraten. Erst die Böschungssanierung nach
1990 erzeugte wieder Aufmerksamkeit für das zuvor von
Wald umgebene Tagebaurestloch, dass man unmittelbar
in der Nähe des Bahnhofs Frose findet. Sehenswert in
Frose ist auch die romanische Stiftskirche. THOMAS MÜNTZER
(um 1490 - 1525) wirkte hier von 1515 - 1517 als
Probst.
Informations , restauration et hébergement
Habichtstein Resort, Alexisbadwww.habichtstein-harz.de
Tel.: (039484) 780
Schlosshotel Meisdorfwww.vandervalk.de/meisdorf
Tel.: (034743) 980
Pension am Markt Ballenstedtwww.pension-ballenstedt.de
Tel.: (039483) 53538
Großer Gasthof Ballenstedtwww.vandervalk.de/ballenstedt
Tel.: (039483) 510
Harzcamp „Bremer Teich“Gernrode
www.harz-camp-gernrode.de
Tel.: (039485) 60810
L’association Regionalverband Harz e. V. vous souhaite un
séjour agréable et reposant et espère que cette présentation
du géoparc naturel du Harz vous donnera un aperçu intéressant
de la géologie et de l’histoire de la région.
Carte publiée avec l’aimable autorisation du Verwaltungs-Verlag München – www.stadtplan.net – licence n° 07-08-110
Carte publiée avec l’aimable autorisation du Verwaltungs-Verlag München – www.stadtplan.net – licence n° 07-08-110
Auteurs : Dr. Klaus George, U. Herold & Christiane Linke
Photos : Dr. Klaus George, Krause, Lange, Christiane Linke, RVH, MDB
Traduction : Lydia Simal
Photos : Dr. Klaus George, Krause, Lange, Christiane Linke, RVH, MDB
Traduction : Lydia Simal