Site 15
Le château de Ballenstedt et la
place du château ( 1 )
Motiv Le château de Ballenstedt s’élève sur une hauteur qui surplombe la ville, au bord de la dense forêt du massif du Harz. Les voyageurs qui viennent de l’est par la route nationale B185 et passent par la haute chaîne calcaire appelée Die Hohe l’apercevront déjà de loin. En 1765, les princes von Anhalt- Bernburg choisirent le château de Ballenstedt comme résidence. Il existe ainsi des liens étroits entre ce château et le duché d’Anhalt, auquel se rattachent également des sites qui, tout autour de Ballenstedt, témoignent des activités minières entre les localités de Frose et Tilkerode, la ville de Harzgerode et l’Anhaltischer Saalstein, formation rocheuse marquant l’ancienne frontière entre l’Anhalt et la Prusse. Décrits dans les chapitres suivants, ces sites valent le détour. Le château de Ballenstedt est un édifice baroque à trois ailes. Construit au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, il inclut des parties de l’ancien monastère. L’ancien massif occidental de l’église du monastère abrite les tombeaux d’Albrecht der Bär (Albrecht l’Ours) (1100-1170) et de son épouse Sophie. Le site du château comprend également un parc réalisé selon les plans de Peter Joseph Lenné (1789-1866). Comme dans les jardins de villas italiennes, la conception architecturale de ce parc est centrée sur des jeux d’eau à partir desquels sont aménagés de vastes ensembles paysagers. Le musée logé dans un palais baroque du XVIIIe siècle fait partie du complexe historique qui entoure la place du château. Il retrace l’histoire de la colonisation ainsi que des activités culturelles et économiques de la ville. L’exposition informe également sur « l’époque de la résidence ». C’est ainsi qu’est appelée l’époque pendant laquelle Ballenstedt fut, jusqu’en 1863, le siège des princes et des ducs von Anhalt-Bernburg. Le musée présente aussi une collection de minéraux ainsi qu’une petite exposition sur l’histoire de l’activité minière de la ré gion. Situé sur la place du château, le théâtre du château (Schloss- und Hoftheater), un édifice du classicisme précoce datant de 1788, est le plus ancien théâtre de la Saxe-Anhalt. Tout au long de son existence, il a su préserver son ambiance unique intra-muros et extra-muros. Il n’ouvre toutefois ses portes au public qu’à l’occasion de représentations.

Heures d’ouverture du musée :
Mai – octobre
Mardi – dimanche : de 10 h 00 à 17 h 00
Novembre – avril
Mardi – dimanche : de 10 h 00 à 16 h 00
Motiv
Crétacé Les Gegensteine de Ballenstedt ( 2 )
Motiv Les Gegensteine sont des formations rocheuses qui dominent le paysage au nord de Ballenstedt. À l’entrée ouest de Ballenstedt, sur la route nationale B185 et la route régionale L242, des panneaux indicateurs renseignent le chemin à suivre pour parvenir à l’aire de stationnement située à proximité de ces deux formations rocheuses qui se dressent sur un site protégé. Le Kleiner Gegenstein est à environ 10 minutes de l’aire de stationnement. De là, un chemin pédestre mène au Grosser Gegenstein. Constituées de grès à Involutus (Involutus-Sandstein) du Crétacé supérieur, ces formations font partie de la zone de soulèvement qui longe la bordure nord du massif du Harz. Suite à l’érosion, elles se présentent sous la forme d’une crête. Un escalier escarpé taillé dans la roche permet de monter sur le Grosser Gegenstein. Les intrépides seront récompensés par une vue imprenable sur la bordure nord du massif du Harz avec : au sud, Ballenstedt ; à l’ouest, le Brocken et la zone de soulèvement de l’avant-pays nord du Harz avec la formation rocheuse Teufelsmauer (mur du diable) et le massif de grès Regenstein (voir le site n° 9 ) ; au nord, le synclinal de Blankenburg, les collines Seweckenberge et le village de Badeborn situé dans l’Anhalt. Une inscription sur une plaque en fonte de 1863, probablement originaire de Mägdesprung, rappelle que fut ici dressée une croix en commémoration de l’année du décès du duc Alexander Carl von Anhalt-Bernburg (1805-1863). Au musée de Ballenstedt, des bijoux de l’âge du bronze sont révélateurs de l’occupation précoce de la région. Cette petite randonnée nécessitera 1 à 2 heures.
Muschelkalk Ancienne carrière du Bückeberg
à Gernrode ( 3 )
Motiv En bordure nord de la petite ville de Gernrode se trouve l’ancienne carrière Bückeberg. Au départ de l’aire de stationnement de Gernrode (route en direction de Bad Suderode), nous parvenons en quelque 10 minutes à ce point géographique en suivant le chemin de randonnée balisé. Le Bückeberg est une formation du Muschelkalk inférieur et fait partie de la zone de soulèvement qui longe la bordure nord du massif du Harz. L’affleurement mis à jour par les activités humaines montre bien la stratification renversée. Il s’agit de l’une des coupes du Muschelkalk les plus complètes du centre de l’Allemagne. L’église Saint-Cyriaque (Stiftskirche St. Cyriakus) est à environ 5 minutes à pied de l’aire de stationnement. Cette collégiale plus que millénaire est, en Allemagne, la seule église de l’époque ottonienne qui n’a presque pas été modifiée.
Motiv www.gernrode.de
Carbonifère et granite L’Anhaltischer Saalstein
et le massif du Ramberg ( 4 )
Motiv À notre gauche sur la route en direction de Friedrichsbrunn se trouve, au bout du parc thermal de Bad Suderode, une aire de stationnement gratuit. De là, nous remontons le cours du ruisseau et passons tout d’abord à hauteur de la mine Lessinghöhle qui, dès le XVIe siècle, fournissait du spath fluor et de la chalcopyrite. Si nous continuons notre chemin, au bout d’une demi-heure environ, nous atteignons l’Anhaltischer Saalstein après avoir grimpé une pente raide de 800 m. Le Preussischer Saalstein de l’autre côté de la vallée nous rappelle que nous sommes ici en présence d’une ancienne frontière. Dans les régions du basallemand, au Moyen Âge et au début des temps modernes, les droits de propriété d’un seigneur foncier et les servitudes de ses sujets étaient inscrits dans des livres appelés Salbücher. Les Saalsteine marquent ainsi une très ancienne frontière. Cette formation rocheuse, constituée de granite du Ramberg, est protégée en vertu de la loi de l’Anhalt sur la protection de la nature, du 14 juin 1923, et d’un arrêté ministériel (Ministerialverordnung) du 26 janvier 1924 portant application de la dite loi. Il s’agit d’une partie des versants escarpés de la vallée Kaltes Tal (à une altitude de 320 à 380 m), orientés vers l’ouest et présentant des falaises rocheuses et des éboulis de granite à deux micas issu du massif igné du Ramberg. Si, partant de l’Anhaltischer Saalstein, nous suivons le chemin Schutzhüttenweg sur une longueur de 4,5 km, nous arrivons au point culminant du Ramberg, le Viktorshöhe (581 m d’altitude), du nom du prince Viktor Friedrich von Anhalt (1700-1765) qui, vers 1750, possédait un pavillon de chasse au pied de cette élévation. À proximité se trouvent les falaises rocheuses Kleine Teufelsmühle et Grosse Teufelsmühle (granite du Ramberg avec altération en boules). Le randonneur désireux de ne pas revenir sur ses pas continuera sur 3 km jusqu’au « monument aux ours » (Bärendenkmal). Une plaque en fonte apposée sur un bloc de granite commémore le dernier ours abattu à cet endroit à la fin du XVIIe siècle dans les forêts de l’Anhalt. Un kilomètre plus loin, nous arrivons au plan d’eau Bremer Teich (avec possibilité de baignade et de camping), d’où il n’y a plus que 2 km à marcher jusqu’à la station Sternhaus-Ramberg du chemin de fer à voie étroite du Harz (Harzer Schmal - spurbahn). En raison de ses bois de feuillus riches en espèces, toute la région a été déclarée zone NATURA 2000. À ceux qui redouteraient cette randonnée, nous recommandons néanmoins de parcourir une courte distance en aval de l’aire de stationnement pour aller admirer le Gesteinsgarten (Jardin de roches) du parc thermal de Bad Suderode.
Motiv
Carbonifère et grauwacke La carrière Rieder
Motiv Entre Ballenstedt et Gernrode, sur plusieurs sites d’exploitation plus ou moins étendus, on extrait la grauwacke, un matériau essentiel pour la construction des routes. La plupart des anciennes carrières sont aujourd’hui des biotopes protégés en vertu de la loi du Land de Saxe-Anhalt sur la protection de la nature. L’une des carrières est, aujourd’hui encore, exploitée par l’entreprise Mitteldeutsche Baustoffe GmbH qui extrait et transforme la grauwacke. Malgré son actuelle importance, l’exploitation est organisée de manière à ne pas troubler le caractère de détente du parc national du Harz. La zone boisée qui borde le Harz reste intacte et la hauteur des haldes ne dépassera pas le niveau d’origine du terrain. Pour des raisons de sécurité, la carrière n’est pas encore ouverte au public. Un futur plan de fin d’exploitation devrait néanmoins prévoir l’aménagement d’une plateforme panoramique.

Informations: www.mdb-gmbh.de/rieder/
Carbonifère supérieur – Permien inférieur et houille Puits de houille à Opperode ( 5 )
Motiv Dans l’Anhalt, l’exploitation de la houille est attestée à un seul endroit, près d’Opperode, où elle a été pratiquée de 1573 à 1824. Elle s’est limitée à des veines de faible épaisseur du Rotliegend. Notre visite du terrain commence à la plaine sportive d’Opperode, un quartier de Ballenstedt, et nous mène jusqu’au sommet de la Tour de Bismarck. Ne manque pas non plus d’intérêt un passage par l’étang artificiel, très apprécié pour les baignades, qui fut aménagé en 1749 pour épuiser les eaux du siège d’extraction de la houille situé à proximité.
Motiv
La source aménagée de Meisdorf
(Strulle Meisdorf) ( 6 )
Motiv Nul ne sait quand ni pourquoi la source a été aménagée en face de l’étang du château de Meisdorf. Un présumé rapport direct avec les anciennes activités d’extraction houillère d’Oppe rode n’a pu être confirmé. Lors d’une descente dans la galerie qui s’enfonce jusqu’à quelque 10 m de profondeur, on a retrouvé, en été 2007, plusieurs balles de golf dans une cavité latérale. Il est très probable que ces balles proviennent du terrain de golf de Meisdorf, ce qui permet de conclure qu’il existerait une liaison avec la surface. La source est alimentée par de l’eau issue d’une faille. Cette eau présente un caractère intermédiaire en ce qui concerne sa teneur en substances dissoutes. Elle est plus riche en sels minéraux que ne le sont habituellement les eaux de source du massif du Harz, mais ne présente pas les concentrations plus élevées souvent observées dans les eaux du Zechstein qui jaillissent des sources de la proche bordure nord du massif du Harz. Sa teneur en substances dissoutes est d’environ 700 mg/l, dont quelque 65 % de calcium et d’hydrogénocarbonates. Le reste consiste en sodium, potassium, magnésium, sulfates et chlorures. Une inscription sur l’encadrement en pierre naturelle informe que le dernier assainissement de la source aménagée date du 9 mai 1937.
Histoire géologique de la région
Rabenklippe La région illustre de manière impressionnante l’histoire de la formation d’un massif vieux de quelque 500 millions d’années et son charriage sur les formations postérieures de l’avant-pays. Depuis l’Ordovicien, la région du Harz était une cuvette océanique qui se remplit de sédiments à grain fin pendant plus de 180 millions d’années. Durant le Dévonien, le fond marin s’est modifié pour former des hauts fonds et des creux. Dans le même temps se développa un volcanisme sous-marin intense qui persista jusqu’au Carbonifère inférieur. D’énormes blocs basaltiques s’enfoncèrent dans les sédiments du Dévonien. Un tel corps intrusif, ou dyke de diabase, peut être observé au plan d’eau Osterteich près de Gernrode (1). La région du Harz est issue de la formation hercynienne entre -360 et -330 millions d’années : elle fut ainsi plissée, soulevée et partiellement érodée. Vers -300 millions d’années enfin, des magmas acides remontèrent. C’est de cette époque que date le massif granitique du Ramberg. Pendant le Rotliegend (-320 à -272,5 millions d’années), les cuvettes résultant de la formation du massif se comblèrent davantage suite à l’érosion. Les conditions climatiques favorisèrent la formation de la houille telle qu’on la trouve aujourd’hui encore sur d’anciens terrils dans la cuvette de Meisdorf (près d’Opperode, par exemple). Dans la cuvette située entre Hoym et Badeborn, on trouve encore les roches plus récentes du Crétacé. La chaîne du Ruhmberg près de Badeborn préfigure l’anticlinal de Quedlinburg. Ici affleurent des roches plus anciennes, le Muschelkalk par exemple (-243 à -230 millions d’années). Au sud de Badeborn se trouve le synclinal de Blankenburg, riche en grès du Crétacé (-89 à -81 millions d’années). Son flanc sud, où se trouvent les formations rocheuses appelées Gegensteine, présente une configuration remarquable. Ces formations rocheuses sont constituées de grès cimenté par des solutions silicatées remontées des profondeurs (grès quartzeux). Les couches redressées sont la preuve du soulèvement du socle du massif du Harz et de son charriage vers le nord il y a environ 80 millions d’années. Sur le Bückeberg près de Gernrode, les couches du Muschelkalk sont redressées et en partie renversées. Au Tertiaire (-49 à -37 millions d’années), une vaste tourbière se créa dans les dépressions bordières résultant de la montée du dôme de sel d’Aschersleben. C’est ainsi que se forma le gisement de lignite près du village de Frose.
Le service des mines d’Anhalt Harzgerode ( 7 )
Motiv Entre 1549 et 1552, le prince Georg III von Anhalt- Dessau (1507-1553) fit édifier le château de Harzgerode sur d’anciens vestiges. Au cours des siècles, le château fut affecté à différentes utilisations. Au XIXe siècle, il abritait le service des mines d’Anhalt. Sur la place du Marché (Marktplatz) de la ville de Harzgerode, le puits qui reproduit les filons métalliques de la région incite à découvrir davantage les activités minières dans l’Anhalt. Ces activités sont également évoquées dans la description du site limitrophe n° 0 (Auerberg- Vallée supérieure de la Selke).
Motiv
L’or, l’argent, le sélénium et le minerai de fer Le sentier de découverte minier
de Tilkerode ( 8 )
Motiv Nous suivons la route qui relie Abberode (un quartier de la ville de Mansfeld) et Stangerode jusqu’à l’un des deux points de départ du sentier de découverte minier. Sur une longueur de cinq kilomètres, ce chemin passe par l’ancien bassin de minerai de fer de Tilkerode, longe des entonnoirs d’effondrement, des haldes et des entrées de galeries effondrées. Ici, dans un anticlinal de schistes à graptolites du Silurien avec des inclusions de diabase, se présentent, tout à fait isolés des filons du Harz inférieur généralement parallèles à la direction hercynienne, quelques filons de minerai de fer allant du nord vers le sud avec un fort pendage vers l’est. Jusqu’en 1858, cette région minière a fourni entre 35 000 et 40 000 tonnes de minerai de fer dont la majeure partie a été traitée sur le site sidérurgique de Mägdesprung. Tilkerode s’est attiré l’attention des milieux spécialisés du monde entier en 1821, lorsque l’administrateur des mines (Bergrat) Johann Ludwig Carl Zincken (1791-1862) y découvrit des minerais de séléniure contenant des métaux précieux. En 1825 furent également découverts de l’or et des traces de palladium. Les quelque 400 grammes d’or, une quantité en soi insignifiante, avaient toutefois une grande valeur symbolique. En effet, c’était la seule quantité d’or jamais découvert dans l’Anhalt. Il faut rappeler que la localité deTilkerode était une enclave territoriale de l’Anhalt qui incluait Abberode, une localité prussienne. L’or de Tilkerode fut fondu pour frapper 116 ducats portant l’inscription « EX AURO ANHALTINO ».
Motiv Motiv
Motiv
Histoire industrielle de la vallée de la Selke L’usine Carlswerk de Mägdesprung ( 9 )
Motiv À l’entrée de la route qui, depuis la nationale B185, conduit au Selkemühle (ancien moulin), se trouve l’usine Carlswerk, véritable témoin de la technique, dont les machines et les installations sont maintenues en état de fonctionnement et qui abrite, à l’étage au-dessus de la salle des machines, une exposition des plus intéressantes sur l’évolution de l’industrie locale. Le 9 novembre 1646 fut créé, sur la base d’un contrat conclu entre le prince Friedrich von Anhalt (1613-1670) et Johann Heidfeld, un riche commerçant d’étoffes de Quedlinburg, l’atelier de travail du fer appelé Eisenhütte unter dem Mägdesprung. Cet atelier devint plus tard l’usine sidérurgique Mägdesprunger Eisenhüttenwerk AG. En 1829 y fut rattachée l’usine de construction mécanique dont l’usine Carlswerk fit partie dès 1842. La vaste gamme de produits fabriqués par l’usine de construction mécanique tout au long de son histoire, qui se prolongea jusqu’en 1991, incluait non seulement des installations d’épuisement d’eau pour les mines, des concasseurs et des moulins de broyage de roches, mais aussi des machines à vapeur et des machines et installations pour les fabriques de sucre, les moulins céréaliers, les distilleries, les briqueteries, les moulins à poudre, les scieries, et même des poids pour horloges (en forme de cônes de pin pour les horloges allemandes ou en forme de sabots pour les horloges hollandaises), des fours ainsi que, plus récemment, des réchauds à gaz. Le minerai de fer était broyé dans des forges à marteaux-pilons (forges I à IV), établies le long de la Selke en aval de Mägdesprung, et fondu dans des fours à manche. Ces forges transformaient également le fer brut de Mägdesprung. La première forge, dont la turbine a continué de fournir de l’électricité jusqu’en 1956 après la cessation des activités de traitement de minerai, se trouve directement en aval de l’usine Carlswerk. En quittant la vallée de la Selke et en prenant à gauche à hauteur de la troisième forge, on découvre deux immeubles à l’architecture intéressante et un cimetière historique qui recèle des éléments témoignant des activités du travail de la fonte à Mägdesprung. Les matériaux de construction pour les maisons d’habitation provenaient de la carrière de schiste située en face de l’usine Carlswerk. En 1821, Johann Ludwig Carl Zincken fut nommé directeur des Anhalt- Bernburgische Berg- und Hüttenwerke (mines et usines métallurgiques d’Anhalt-Bernburg). Johann Ludwig Carl Zincken a vécu à Mägdesprung où il travailla pendant 27 ans. Il a découvert plusieurs nouveaux minéraux dont l’un a été nommé zinkénite.

Heures d’ouverture :
Mars – novembre
Tous les jours de 10 h 00 à 16 h 00
www.harzgerode.de
Motiv
La fonte Le portail de la galerie d’exhaure
près de Mägdesprung ( 10 )
Motiv Dans le jargon minier, une galerie d’exhaure est la galerie de drainage la plus profonde d’un bassin minier. Elle draine les eaux des galeries supérieures. Entre la troisième et la quatrième forge, nous découvrons, à l’embouchure du ruisseau Schiebecksbach dans la Selke, le portail de la galerie d’exhaure Herzog Alexis. Au départ de Mägdesprung, nous y arrivons en empruntant le chemin Selketalstieg qui, plus loin, nous amène à l’hôtel Land- und Reiterhotel Selkemühle dont la confortable ambiance invite à prendre le temps de s’y restaurer. Dès la quatrième forge, le fond de la vallée de la Selke s’élargit, offrant à la vue des paysages romantiques aux surfaces fleuries. La galerie d’exhaure Herzog Alexis a été creusée sur une longueur de 2 256 m entre 1831 et 1864 pour explorer les filons au nord de Harzgerode. Son portail classique, construit entre 1830 et 1848, est un important témoin des produits en fonte fabriqués entre 1821 et 1914 à Mägdesprung. Sur notre chemin menant jusqu’à la quatrième forge et plus particulièrement à Mägdesprung, nous trouvons bon nombre d’autres témoins du travail de la fonte à Mägdesprung, par exemple, Der besiegte Hirsch (Le cerf vaincu), une oeuvre d’art datant de 1862. Le célèbre Siegender Hirsch (Le cerf triomphant) de Friedrichsruh près de Hambourg est également une oeuvre d’art en fonte qui fut coulée en 1895 à Mägdesprung. Le Land d’Anhalt l’avait offerte au prince Otto von Bismarck (1815 - 1898) à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire.
Eaux thermales et falaises rocheuses Alexisbad ( 11 )
Motiv En 1904, la mine du charbonnage située près de Frose, dans l’Anhalt, occupait encore 192 mineurs. La lignite qui en était extraite servait à l’approvisionnement en combustible dans un rayon d’environ 50 km et était également utilisée comme matière première pour la production annuelle de bitume (935 tonnes) et de coke de lignite (7 650 tonnes) ; ces productions occupaient une importante main-d’oeuvre. Ces dernières dizaines d’années, l’exploitation de lignite dans l’Anhalt est largement tombée dans l’oubli en raison de l’ouverture, à proximité, de sites d’exploitation à ciel ouvert plus importants dans le bassin houiller de Nachterstadt. Il a fallu attendre l’assainissement des berges après 1990 pour que le site désaffecté de l’exploitation à ciel ouvert, aux bords auparavant boisés et situé dans le voisinage immédiat de la gare de Frose, suscite de nouveau l’intérêt du public. À Frose, la collégiale romane vaut également le détour. De 1515 à 1517, Thomas Müntzer (vers 1490-1525) y fut prévôt.
Tertiaire et lignite Le charbonnage Frose (Anhalt) ( 12 )
Motiv Noch im Jahr 1904 fanden allein in der Grube der Anhaltischen Kohlenwerke bei Frose 192 Bergleute Arbeit. Die geförderte Braunkohle diente nicht nur der Brennstoffversorgung in einem Umkreis von ca. 50 km Radius, sondern war auch der Rohstoff für die Jahresproduktion von 935 t Teer und 7.650 t Grudekoks, mit deren Herstellung viele weitere Menschen ihr Lohn und Brot verdienten. In den letzten Jahrzehnten war der anhaltische Braunkohlenabbau wegen nahegelegener viel bedeutenderer Tagebaue im Nachterstädter Revier weitgehend in Vergessenheit geraten. Erst die Böschungssanierung nach 1990 erzeugte wieder Aufmerksamkeit für das zuvor von Wald umgebene Tagebaurestloch, dass man unmittelbar in der Nähe des Bahnhofs Frose findet. Sehenswert in Frose ist auch die romanische Stiftskirche. THOMAS MÜNTZER (um 1490 - 1525) wirkte hier von 1515 - 1517 als Probst.
Informations , restauration et hébergement
MotivHabichtstein Resort, Alexisbad
www.habichtstein-harz.de
Tel.: (039484) 780
MotivSchlosshotel Meisdorf
www.vandervalk.de/meisdorf
Tel.: (034743) 980
MotivPension am Markt Ballenstedt
www.pension-ballenstedt.de
Tel.: (039483) 53538
MotivGroßer Gasthof Ballenstedt
www.vandervalk.de/ballenstedt
Tel.: (039483) 510
MotivHarzcamp „Bremer Teich“
Gernrode
www.harz-camp-gernrode.de
Tel.: (039485) 60810
Motiv
L’association Regionalverband Harz e. V. vous souhaite un séjour agréable et reposant et espère que cette présentation du géoparc naturel du Harz vous donnera un aperçu intéressant de la géologie et de l’histoire de la région.

Carte publiée avec l’aimable autorisation du Verwaltungs-Verlag München – www.stadtplan.net – licence n° 07-08-110
Auteurs : Dr. Klaus George, U. Herold & Christiane Linke
Photos : Dr. Klaus George, Krause, Lange, Christiane Linke, RVH, MDB
Traduction : Lydia Simal